Ce mardi 05 août 2025, le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH a reçu en audience une délégation de transporteurs, conduite par le Président de la Section Nationale de l’AOCTAH au Bénin.

Les échanges ont porté sur une problématique majeure signalée par ces professionnels : la perception d’une pénalité de 5 000 FCFA par jour imposée lors de la demande d’un nouveau laisser-passer après l’expiration du précédent, pratique jugée sans fondement réglementaire clair.

Selon les transporteurs béninois, cette somme est calculée en fonction du nombre de jours écoulés entre les deux demandes de laisser-passer. Or, aucune justification formelle ne leur est communiquée pour expliquer la base légale de cette mesure.
Cette situation suscite de vives préoccupations, notamment :
L’absence de fondement réglementaire connu pour cette pénalité ;
- Le risque de contradiction avec les principes de libre circulation des biens et des personnes, tels que consacrés par les protocoles de la CEDEAO et les directives de l’UEMOA ;
- Les impacts économiques négatifs sur les transporteurs, déjà confrontés à des tracasseries routières.

Face à ces constats, le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH a demandé et obtenu les preuves nécessaires qu’il transmettra à Monsieur Commissaire Général de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Une audience sera sollicitée afin de :
- Mieux comprendre la situation ;
Plaider pour l’harmonisation et la normalisation des procédures douanières, - En conformité avec les engagements communautaires.

L’AOCTAH compte sur la coopération exemplaire qui caractérise ses relations avec l’OTR et reste convaincue qu’une solution appropriée sera trouvée.
Cette démarche s’inscrit dans la mission de l’AOCTAH : promouvoir la libre circulation des personnes et des biens, lever les entraves au commerce et faciliter les échanges transfrontaliers en Afrique de l’Ouest au Sahel.