Ce mardi 4 août 2026, les acteurs clés du commerce sous-régional se sont réunis au Togo pour l’ouverture des travaux de concertation et d’harmonisation visant à valider le guide opérationnel pour la fluidité des échanges. Cette initiative stratégique, co-organisée par l’AOCTAH et le PRIMA, bénéficie du parrainage actif des ministères togolais et de la CEDEAO, marquant un tournant décisif pour l’économie et la politique d’intégration de la région.

Au cœur de ces travaux se trouve un impératif économique majeur : débloquer le potentiel des corridors commerciaux en Afrique de l’Ouest. En fluidifiant la circulation des produits, l’objectif est de réduire les coûts de transaction et de stimuler l’économie régionale.
La présence de la CEDEAO, représentée par l’Agence Régionale pour l’Agriculture et l’Alimentation (ARAA), souligne l’importance de cette démarche pour le marché commun. Le représentant de l’institution a d’ailleurs rappelé que cette initiative s’inscrit dans un cadre économique bien défini :
« Je mets un accent particulier sur la libre circulation des personnes et des biens entre les différents pays. Cette libre circulation est basée sur le Schéma de Libéralisation des Échanges (SLE) de la CEDEAO et constitue le cœur de l’intégration régionale. Cet atelier est donc le bienvenu pour rappeler ce schéma et consolider son application. »
Il a également émis le souhait que ces travaux aboutissent à « un document ou une approche modélisée à soumettre aux autres pays de la sous-région », transformant ainsi le Togo en un véritable laboratoire économique pour l’espace CEDEAO.

Au-delà des chiffres et du commerce, cet atelier aborde des questions socio-politiques cruciales, notamment la sécurité alimentaire des populations togolaises et ouest-africaines. La facilitation du commerce des produits agricoles et d’élevage est une réponse directe aux défis de l’approvisionnement des marchés locaux.
Lors de son allocution, le Secrétaire Permanent de l’AOCTAH a salué la volonté politique du gouvernement togolais, qui dépasse la simple présence institutionnelle pour se traduire par des actes concrets :
« L’opération fluidité agro-bétail de l’AOCTAH est l’une des solutions qui a largement fait ses preuves. Le Programme Régional d’Intégration des Marchés Agricoles (PRIMA) est aujourd’hui l’une des principales preuves du soutien multiforme de l’État togolais. »
Il a rappelé que cet événement marque un grand pas dans les réformes politiques visant à garantir la souveraineté et la sécurité alimentaires, des enjeux qui touchent directement au bien-être des citoyens de la sous-région.

La réussite d’une telle initiative repose sur une gouvernance claire et une coordination efficace entre les différents ministères. C’est ce qu’a réaffirmé le représentant du ministère de l’Agriculture en clôturant la cérémonie de lancement. Il a mis en lumière la volonté de l’État d’accompagner ces réformes structurelles à travers toutes ses instances :
« Cet atelier stratégique permet d’harmoniser les pratiques, de clarifier les responsabilités de chaque acteur et de valider le guide opérationnel. »

En clarifiant le rôle des douanes, des forces de l’ordre, des commerçants et des institutions, cet atelier pose les bases d’un environnement socio-politique plus apaisé et d’un climat des affaires plus transparent sur les corridors commerciaux.
