Dans le cadre du renforcement de la résilience des femmes sur le commerce transfrontalier en Afrique de l’Ouest, l’AOCTAH a participé à un webinaire dédié à la sensibilisation et à l’information des acteurs impliqués sur les corridors Togo – Bénin et Togo – Ghana. Organisé par WILDAF-AO avec le soutien de la GIZ et de la CEDEAO dans le cadre de la mise en œuvre du programme Commerce Agricole / ECOWAS Agricultural Trade (EAT), ce webinaire a réuni décideurs publics, administrations douanières et policières, chambres de commerce, et organisations professionnelles.

Au cours de cette rencontre, l’AOCTAH a présenté les règlementations commerciales au sein de la CEDEAO et les facilités offertes par l’AOCTAH dans le cadre de la facilitation du commerce transfrontalier des produits agro-sylvo-pastoraux et halieutiques en Afrique de l’Ouest et au Sahel notamment l’Opération Fluidité Routière Agro-Bétail et les Bureaux d’Informations Commerciales et d’Assistance aux Frontières (BICAF), qui offrent :
- un appui aux acteurs pour l’appropriation et l’application des textes commerciaux régionaux ;
- la facilitation du mouvement des transports et du transit des marchandises entre pays ;
- L’identification et la suppression des tracasseries le long des corridors commerciaux pour assurer la fluidité des échanges ;
- la fourniture d’informations commerciales fiables et actualisées aux commerçants et transporteurs ;
- une assistance aux formalités douanières et à la coordination entre BICAF, transporteurs et autorités compétentes.

Ce webinaire s’inscrit dans un contexte où les femmes constituent entre 60 et 80 % des acteurs du commerce transfrontalier informel dans ces corridors, particulièrement dans les filières vivrières et agroalimentaires. Elles sont confrontées à de multiples contraintes : perte de temps, racket, accès limité aux services financiers, violences basées sur le genre et recours accru aux circuits informels, ce qui réduit la compétitivité de leurs produits et accroît leur vulnérabilité.

L’événement a créé un espace d’échanges constructifs, permettant de sensibiliser les décideurs aux défis spécifiques rencontrés par les commerçantes et de proposer des mesures concrètes pour un commerce transfrontalier plus inclusif, sûr et équitable, en harmonie avec les textes régissant l’espace CEDEAO et les principes de droits humains fondamentaux.